Paolo Roversi, Il mestiere del buio
Ténèbres
À Milan, tout est acheté et vendu. La métropole tourne vite entre gratte-ciel, événements, millions d’euros en mouvement. Mais il suffit de s’éloigner des voies du tramway du centre pour découvrir une autre réalité : celle des entrepôts abandonnés, des ménageries clandestines et des personnes disparaissant sans laisser de trace.
Lorenzo Visconti, surnommé le Dragon, quitte la Polyclinique après cinq jours d’hospitalisation. Trois hommes masqués l’ont poignardé devant sa maison. Il est miraculeusement vivant, mais déterminé à découvrir qui veut le tuer. Ancien policier expulsé du commissariat, enquêteur sans licence ni maître, il est végétarien par choix et allergique à l’injustice.
Le Dragon traverse la ville à bord de sa Ducati Monster suivant un instinct qui ne lui fait que rarement défaut. Ainsi, lorsque Yichen, le jeune assistant d’une clinique vétérinaire, finit en prison pour appartenance à une organisation criminelle internationale, le Dragon est convaincu que quelqu’un essaie de le piéger. Cette arrestation n’est en fait que le début d’une histoire où le trafic d’animaux exotiques, l’argent sale, le chantage, les disparitions et des secrets que quelqu’un est prêt à protéger à tout prix s’entremêlent.
Plus le Dragon se rapproche de la vérité, plus il devient évident que derrière des faits apparemment sans lien se cache un dessein plus vaste. Du gymnase de Carnera aux balcons de la Via Gluck, de la Via Padova jusqu’aux entrepôts autour de la gare centrale, Paolo Roversi construit un noir tendu et contemporain. Son livre fait partie de la grande tradition du Milan noir dite de « Scerbanenco ».
jean-paul gavard-perret
Paolo Roversi, Il mestiero del buio, Piemme edizioni, coll. Mystères et Thriller, 2026, 256 p. – 25,00 €.