Antoine et Cléopâtre (Shakespeare / Tiago Rodrigues)

Antoine et Cléopâtre (Shakespeare / Tiago Rodrigues)

Chœur hypnotique atemporel © Magda Bizarro  Cette pièce complexe et foisonnante de Shakespeare, Tiago Rodriguès a choisi de la réécrire, au profit d’un duo de paroles, de gestes épurés. Avant la représentation, un mobile avait bien reflété des images de réunions, d’assemblées, qui paraissaient percer du rideau de fond de scène. Les deux comédiens chorégraphes Sofia Diaz et Vitor Roriz disent chacun ce que fait, dit et ressent l’autre. Leur pratique obsessionnelle témoigne d’une passion insatiable et fragile. Ces deux-là disent leur harmonie leur tragédie par l’échange et la répétition de leurs mouvements de leurs propos. Ce sont des amours devenues impérieuses de…

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Quand le bal hiverne

Quand le bal hiverne

Tu connais la voie pour explorer le bien et le mâle, le plein et le délié, l’arrivée enchanteresse. Notre rencontre fait durer le désir pour aller vers le plaisir. Et si « L’attrape-cœur » de J .D. Salinger a marqué ma vie, ta puissance m’accompagne vers Morphée dans tes nuits de pleine lune. Une intimité se dénude, bien plus quand ta robe retirée pour voir le jour tombe sur le sol. Le précieux pouvoir du cœur à cœur opère. Tu…

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Jean Anguera, Passages et paysages (exposition)

Jean Anguera, Passages et paysages (exposition)

L’encre et ses fantômes L’encre est tatouage et chair. Jean Anguera y induit parfois d’étranges corps dans l’abandon programmé, où ceux absorbés par le support blanc incarnent la nuit de l’être et les affres du monde. Passant de la 3 D de ses statues à la 2 D de ses dessins, ceux-ci deviennent d’étranges sémaphores. L’encre consume le vernis du réalisme jusqu’à la transparence des corps qui, contrairement à l’effet masse des sculptures, se dissolvent par touches éparpillées ou grappillées….

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Les cerceaux d’Artaud et de son double Antonin

Les cerceaux d’Artaud et de son double Antonin

L’école a cet avantage de vous écœurer des chefs-d’œuvre à force de grammaire et de « présomption discursive ». C’est ainsi que, jeune, vous passez à côté de Hugo, de Flaubert, voire de Diderot. Vous ne les découvrez qu’aux années de maturité : c’est tant mieux, car vous êtes plus apte à les lire. Quand j’étais lycéen, je ne lisais rien de ce que les professeurs recommandaient. Tout finissait en fiches de lecture si bien que j’avais l’impression que Les misérables avait été…

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Josselyne Chourry, Les fissures du temps

Josselyne Chourry, Les fissures du temps

Investitures En de tels récits étranges, le langage de Josseline Chourry déploie son imaginaire et ses émotions, ses passions. C’est une manière de métamorphoser les insuffisances de la vie et du réel. L’auteure nous fait désirer d’autres existences et présences dans une telle machinerie où elle ne reste pas sur la margelle du temps : elle l’investit en déchirant le noir, des présages dans une sorte de nouvelles d’espérance non sans de noirs nuages « baisers véniels » dans un…

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