Quand le bal hiverne
Tu connais la voie pour explorer le bien et le mâle, le plein et le délié, l’arrivée enchanteresse. Notre rencontre fait durer le désir pour aller vers le plaisir. Et si « L’attrape-cœur » de J .D. Salinger a marqué ma vie, ta puissance m’accompagne vers Morphée dans tes nuits de pleine lune. Une intimité se dénude, bien plus quand ta robe retirée pour voir le jour tombe sur le sol.
Le précieux pouvoir du cœur à cœur opère. Tu es Vénus d’Ille de Prosper Mérimée. Ta clé d’amour ouvre le ciel du lit, nous sommes sur une partition de feu que nous avons apprise à Santiago de Bahia et son bal en un haut coin de ses faubourgs. Personne ici n’établit de procédures. Nos mouvements parcourent ta féminité d’homme et ma masculinité de femme. Tutto è possibile dans notre opéra « Lakmé » et notre duo en ta fleur en habiles nuances et tonalités.
jean-paul gavard-perret
Œuvre d’Anne Van der Linden