La menthe

La menthe

Départ trempé à vif, trajet-retour un peu pensif et arrêt café-sandwich avec ma mégère si peu accorte et non apprivoisée. Elle reste autant rose de personne, femme de raison que véritable croix du présent. Mais son art de vivre ne peut pas mourir et le parfum mentholé de sa pensée, même au pied même de la lettre, aussi.

De son tréfonds émanent des pétales sur mes épines :  nous voici en dévotion mutuelle sous musique en Ré mineur et sous pari pascalien croisé à Hegel. Telle est donc sa plus subtile incarnation. L’instant pensé se fiche précisément au creux du temps. L’amour reste sa seule raison – au présent et au-delà, de siècles en siècles. Elle est parfois salie par son oubli volontaire. Toutefois, avec elle, mon ciel s’est maintenant éclairci :  je suis Dionysos en route vers l’inconnu.

jean-paul gavard-perret


Photo Norman Mauskopf

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