Gré long
Ma sphère vissée sur mes vêtements menace mes horaires. Je fais respirer sa roseraie dans le jardin public du Vernay. La nuit je voudrais simplement m’y poser pour écouter vivre le fer dans mes membres qui cache la tendresse de mes gestes quoique recouverts d’un rideau de rouille.
L’air respire difficilement entre mes pistons et ses roues y calculent d’autres roues pour sauver le séant de la place du mortel. Quant à la place des amours disparus, j’invoque le nom des anges. C’est comme remettre du charbon dans la mer pour attiser les vagues sous des arches surchargées de pétales.
jean-paul gavard-perret
Photo : Philippe Airaud
