Cafard n’a home

Cafard n’a home

Le 17 octobre 2026 a donné le fascinant condensé des casseurs dont l’idéologie reste le néant et la société leur grand symptôme. Fascinés par leur « art », ils parient sur un certain culte du corps, ersatz des héros de Mishima.
Ils s’estiment comme l’éclatante solution du « marin rejeté par la mer », le tout sans contact avec leur propre psyché et la volonté de résoudre leurs tensions.

En armatures noires, ils luttent « martialement » contre le pouvoir politique aux constructions hasardeuses. Le tout dans le pur plaisir de commettre des actes quasi gratuits pour des larcins et le chaos. Actuellement, le politique n’en sort pas – ou trouve là son bon usage.
La violence devient le pavillon d’or des taupes rampantes ou cafards auto-constitués en milices improvisées et qui s’offrent leurs quart d’heure d’héroïsme par leur provocation de la police. C’est là postuler un « sur-moi » de sumotori qui pousse à l’injurier et lui jeter divers projectiles. Et quand un gendarme tombe au sol, les « révolulotionnaires » jouent les sumos d’un sport ou la gaie guerre est continuée par d’autres moyens.

Leur présence, considérée parfois épiphénomène, devient un abîme délétère dans une éclipse abyssale de la fraternité en la modalité zéro du politique et de la société.

Photo : Stéphane Fagadau

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