Antonella Anedda, En Sardaigne il n’y a que des îles
Pays sages
Antonella Anedda, qui vit à Rome, est une poète, essayiste et traductrice d’origine sarde et corse. Elle est saluée comme l’une des figures majeures de la poésie italienne contemporaine. Ici, elle fait le récit de ses séjours dans l’archipel sarde de La Maddalena, qu’elle fréquente depuis l’enfance. Ce journal méditatif, écrit dans une prose subtile et sensible, est doublé d’un voyage intérieur : un retour dans le passé, dans la mémoire concrète des sols et de l’histoire, à la recherche de lieux qui échappent d’autant plus qu’ils sont familiers.
Pour une telle écrivaine, « Le voyage se suffit à lui-même, et laisse celui qui l’accomplit suffisamment changé pour balayer toute arrogance. Voyager nous enseigne, en tout cas m’enseigne, à moi, qu’on ne sait rien, qu’on comprend peu, et qu’il y aura toujours à apprendre. » Et à partir de là, descriptions de paysages, réflexions, souvenirs, gestes du quotidien et surtout émotions sont suspendus dans l’espace et le temps, comme autant d’îles merveilleuses de la pensée qui soudain leur ressemble.
jean-paul gavard-perret
Antonella Anedda, En Sardaigne il n’y a que des îles, traduit de l’italien et présenté par Marielle Macé, Editions Nous, collection VIA, 2026, 216 p. – 20,00 €.