Aime le mot dit

Aime le mot dit

« Nous souffrons de ne pas avoir la parole et cependant nous ne la prenons pas. » (Novarina)

Oui, dire enfin plein de mots dans la bouche, le ventre ou le cerveau lent au pénultième coup dur d’heure. Ne trouvant plus rien à en écrire (vu le mal aux yeux ou les fermer) tant reste du temps ce qu’on ne distingue plus. Dire donc d’abord si un mot est vraiment.
S’il ne l’est pas, affirmons-le, il doit être tu puisque le trou de la bouche et le papier qui le torche n’est que rot. On ne peut parler, mais il faudrait dire. Il en sait plus que nous du trou de notre tauperie, de la facture de son mensonge….

Au commencement, le verbe était le temps. Est-il nommé maintenant ? Oui, dire c’est avoir la passion de l’origine, c’est essayer d’atteindre le fond : le fond qui est toujours le recommencement des répétitions. Le mot en conséquence se prend pour une fin qui nous en (lui) recule. Y patrouille et patouille en me grattant les couilles à mes moments perdus où je conserve en moi des prologue.
Je veux qu’ils parviennent même si vous estimerez une telle posture romanesque eu égard à la Rousse prit un terminus ad quem pour terminus a quo. Mal nous prit en ce latin de pages roses. De chaque histoire, à force il se peut que la principale soit le livre. Mais j’ai passé l’âge de changer d’avis là où chaque seconde parle d’amour ou de mort. Il n’est chaque fois que lit et rature en lin seul.

P. S.  l’idée que l’écriture est une rature, n’est pas une vraie rature sauf ce que je viens de vous dire .

jean-paul gavard-perret

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