Catherine Andrieu, Les ailes du papillon
Les motivations de Catherine Andrieu traversent sa vie et ses expériences amoureuse. Elle crée une série dans laquelle cette représentation s’exprime à travers une approche surréaliste. Mais sa vie trouve l’occasion de se regarder sans filtre, de méditer sur la perte de ses certitudes et sur le néant qui l’angoisse. Bref, des thèmes qui font partie de de tels textes.
Une danse, un mouvement entre les corps et leurs « performances » créent des fusion, des communions. La créatrice se consacre à ce qui se passait. Elle met en évidence le rejet, le conflit et la difficulté du processus, la recherche d’une union qu’elle a entrevue, mais qui n’a pas encore toujours eu lieu. Entre la soif de la désolation et la force indomptable se reconstruit, au fur et à mesure, un processus de transformation qui est en cours.
Catherine Andrieu confronte à la réalité aux portraits des amants. Surgit ce que Pascal Quignard appelle Le sexe et l’effroi mais aussi un sacré dans une recherche d’absolu dont l’impossible tarde. C’est un commencement sans fin, et l’activation d’une nouvelle archive, une recherche d’équilibres différents et aussi la révélation des traces de l’aimante.
Les textes imprègnent surtout les embranchements des amoureux et leurs traumatismes.
jean-paul gavard-perret
Catherine Andrieu, Les ailes du papillon, couleur du son, Editions L’Altérité, mars 2024, 38 p. – 12,00 €.