Intensité et constance

Intensité et constance


Voir comme on n’a jamais vu la vie. Elle revient quand je t’entends. L’éternité peut-être aussi, dès le silence ou le cantique de tes heures. Il faut aller jusqu’au bout de ce qui a commencé. Tu es la vérité de la pensée et l’absolu du désir sur la pointe de ta langue.

Je t’aime trop mais pas assez. Considère mes mots comme un effacement. Ils plongent en toi, en ton interstice pour colmater ton abandon initial. Mais de la Mère ou du Père, qui t’a abandonnée ? 

Photo : Brandon Ruffin

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