Ce qui reste de nos âmes
Au milieu de ton gué étroit je suis en tes images. C’est l’en-deçà de mon écriture apprise par toi inconsciemment. Là, quelque chose est donné à qui ne demande pas. Mais ce fut une évidence sauf pour certains gardiens au nom de la maîtrise des corps des vues de l’esprit.
Tu fus L’ Imprononçable qui a lâché la bride à mes phrases, courant d’une liberté qui jamais ne se déroute de ton amour. Par toi mes mots tombent comme la pluie et viennent nus sur ta peau. De fait, tu as supprimé l’auteur car il écrit en et par toi. A travers l’entonnoir des vocables réside ta voix majeure. Je me veux ta secrétaire.
jean-paul gavard-perret
Photo : Martin Parr