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Tag: Sylvie Aflalo-Haberberg

Quand la mare est motrice

Quand la mare est motrice

(l’idiome de la famille) Coupé à l’abri des aléas, celui qui en moi écrit – voire mécrit – me laisse tranquille. En situation étrangère dans ma manière de communiquer, je ne cherche ni le commun ni la singularité. Et sans peau finasser, de ma psyché je ne traduis rien, même en un mouvement centrifuge ou centripète qui me pousse vers mon un noyau de pêche. Le déchiffrer fait de lui un infidèle. En rien attaché aux mots tâcherons du sens,…

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Créon

Créon

Lune et l’hôte Mon vieux samouraï perché sur des mûres grimpantes ouvre peu à peu ses bras en un répertoire de gestes intimes, mais acceptant de ne pas tout ouvrir et ne pas tout trouver. Ma voix reste grave comme celle de Jeanne Moreau. Mon ventre demeure gribouillé dans un tissu à l’africaine. Je veux te donner des répliques à la Créon même si je sens ton odeur du fenouil quand ta chair me griffe. Ogre, je tends mon sein…

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Jean-Paul Gavard-Perret, Bambou las

Jean-Paul Gavard-Perret, Bambou las

Les amours incertaines Avec audace, Sylvie Aflalo-Haberberg propose à Jean-Paul Gavard-Perret des photos. Elles jouent toujours de l’ici et de l’ailleurs. Dès lors, le couple occasionnel d’un tel livre offre un « lieu » qui est toujours le même : celui de l’amour – mais, absent, il rend le sommeil des femmes douteux.L’un écrit, l’autre photographie pour montrer ce qui soulage le manque. Celui-ci est un mal nécessaire. Mais qui donc au fond de soi peut se reconnaître ? Madame…

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Infra cas

Infra cas

(Danger des amours) L’amour surgit quand la morale ne suffit plus. L’éthique du plaisir puise jusque dans la vase des âmes et leurs imperfections à la fois menaçantes et menacées selon l’intensité du processus des désirs. Ceux-ci oppriment autant qu’ils sont opprimés – même s’ils se sont jamais décidés à être bons ou mauvais. Pourquoi cette indécision? Elle peut se trouver par ce qui contrarie ou irrite nos pulsions. La frontière entre deux amants potentiels est mince poussée parfois de…

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La pianiste

La pianiste

Dans un fond de lascivité pure cousue par sa musique, elle ne cherchait qu’à être elle-même. Un aria montait, englobait, débarrassait sa carcasse de la moindre graisse superflue et ne quittait jamais l’immanence de la vie comme marque du triomphe définitif sur le néant. Sur son clave-seins elle donnait une forme à ce concept qui engendra la vérité intouchable. Pour jouer, elle n’aimait pas porter un soutien-gorge : c’était pour elle un emballage de gâteaux qui finissait par traîner sur…

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