Quand la mare est motrice

Quand la mare est motrice

Coupé à l’abri des aléas, celui qui en moi écrit – voire mécrit – me laisse tranquille. En situation étrangère dans ma manière de communiquer, je ne cherche ni le commun ni la singularité. Et sans peau finasser, de ma psyché je ne traduis rien, même en un mouvement centrifuge ou centripète qui me pousse vers mon un noyau de pêche.

Le déchiffrer fait de lui un infidèle. En rien attaché aux mots tâcherons du sens, mon français est une porno-graphie et objet de lit tige. Je suis idiome de la famille ignorant Vaugelas, Racan et Lacan. Gardien inconscient de ma langue, dont tout Babel est un destin négatif, j’abuse de mes promesses en jointures verbales voire agencements nouveaux. Ecrivant, mon autre est un je.

Photo : Sylvie Aflalo-Haberberg

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