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Tag: Sylvie Aflalo-Haberberg

Pomme des dents

Pomme des dents

Je ne bougerai plus. Même dans mon miroir dont je ne cesse de m’éloigner. Vers quelque chose comme un éclat de mer ou de verre où brûle le soleil. Je le vois les yeux fermés. Je reste dans le silence. Je ne suis pas là. Une femme aimante parfois me tend la main mais je ne retrouve pas la mienne. Je me dis que j’aurais bien aimé vivre avec elle. J’aurais peut-être été ému. Mais je demeure sans bouger comme…

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Sylvie Aflalo-Haberberg, Ce que tu me voiles

Sylvie Aflalo-Haberberg, Ce que tu me voiles

Sûres en chaire Cette série travaille la nudité selon une modalité particulière. Sont montrées les femmes qui – normalement – demeurent cachées pour cause d’obésité, bref de quasi anormalité. Les modèles ont toutes répondu avec plaisir à la photographe car elles trouvèrent là une forme de reconnaissance. Elles prirent la pose pour affirmer leur féminité et leur sexualité. D’autant que pour éviter tout effet malsain, douteux ou pervers la photographe a créé une forme d’épures par son art du flou…

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Sylvie Aflalo-Haberberg, Tu me vois

Sylvie Aflalo-Haberberg, Tu me vois

L’image qui (nous) revient Sylvie Aflalo-Haberberg part toujours d’un désastre. Comme Flaubert, elle pourrait dire : « Madame Bovary c’est moi » ( même si elle préfère la Madame Arnoux de L’éducation sentimentale, ancêtre de Lol V Stein) et comme Sartre : « L’enfer c’est les autres ». Car la question de l’identité butte toujours sur celle de l’autre et de l’image qu’on s’en fait. L’homme, le mâle, ce bois flotté y découvre sa passivité et sa faiblesse au nom de laquelle il peut soit,…

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