Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Pour un huis, pour un nom (« Léthé des passions » – 9)

Pour un huis, pour un nom (« Léthé des passions » – 9)

Faire l’amour dit-on aide à s’endormir. Alors tandis que le soir glisse sous les portes mais qu’il fait jour encore sur la table de verre, il attend son pas dans le jardin. C’est là à la fois un lancer et un parcours. C’est comme s’il advenait de lui-même. Mais combien d’effort pour une telle conquête et un tel chemin de traverse ? Views: 93

Amphore des halles (« Léthé des passions » – 8)

Amphore des halles (« Léthé des passions » – 8)

Posant ses yeux sur elle, son souffle s’élargit jusqu’à l’ultime chair par la sève vers l’inconnu sur lequel pressent les lèvres. Dos à dos de cymbales jouées douces sous la jupe des femmes et leur sexe du soleil. L’homme s’en fait parfois l’excellent architecte : il ajuste les défauts de l’enfance avec ses doigts et pour la décoration creuse un petit fleuve alentour dans lequel il laisse flotter ses veines d’amour. Views: 101

Armes au nid du soir (Léthé des passions – 7)

Armes au nid du soir (Léthé des passions – 7)

Ras beau de la tendre quinquagénaire. Rab progressivement ôté question frou-frou. Elle toute en bon thé et lui plus soupe au lait mais plein de soif dont le récit rameute la substantifique moelle et les suaves sueurs. Mamelles bientôt s’élanceront sortant de leurs nacelles, toutes voiles et balises levées. Views: 78

Fard dos (« Léthé des Passions » – 6)

Fard dos (« Léthé des Passions » – 6)

Gargouillis d’un ruisseau, son du vent, battement d’un volet. C’est bien connu : las amants demeurent cachés dans leur taillis pré. Imaginez alors lorsque les couples sont illégitimes ou d’un ordre genré de manière énigmatique… Passe encore à Paris : mais à Chambéry, Loche ou Annecy, vous pensez…. Views: 85

Prés en bulle et autres plages (« Léthé des passions » – 5)

Prés en bulle et autres plages (« Léthé des passions » – 5)

Culbutes dans les foins coupés. Se sautent ainsi bien des haies caressées jusqu’à l’inquisition pour qu’Éros avoue tout. Cela vient de loin : et loin, ce sont celles qui s’avancent en cotillon de foin et de rires. Les hommes sentent leur sang danser et crient : « Oh bacchantes venez ! »  Chacun est nu comme une dent qui mord. Views: 96