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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Distance rhétorique – serpent taire

Distance rhétorique – serpent taire

I Est-il donné aux mots la force de se perdre dans l’homme et dans les choses, pour les faire parler ? Ne sont-ils pas tout compte fait que des peuples d’ombres transmis d’une rive à l’autre du temps, de générations en générations qui les rapportent, et les transfèrent sans que le monde du secret ne s’y dessine aucunement sinon par des hasards qui prennent la forme d’un destin? Post Views: 101

Rez, tord, hic

Rez, tord, hic

La littérature est faite pour éprouver autrement l’opacité du monde comme des choses menues et des sentiments qui depuis l’enfance respirent à petites cuillères ou grandes louches. Et qu’importe si les livres vieillissent car nous aussi. Post Views: 122

Mot nu mental

Mot nu mental

L’écrivain ignore quelle palpitation en lui prétend à la rumeur mais il l’attend : car sa tension est capable de briser un cristal. Il ne peut la faire venir à son gré mais sourdement la prépare de tout son passif qui permettra au poumon de l’écriture à souffler du verre entre flux et ressac, écueil et anémones dans des vagues répétées, mais jamais identiques. Post Views: 75

Ce nez – qu’un au revoir (en corps)

Ce nez – qu’un au revoir (en corps)

Ecrire, c’est passer d’un ordre de discours à un autre, qui se référant au premier, le nie, le reconnaît et le transforme. C’est la seule transcendance de l’écriture. Elle n’a rien de métaphysique, s’en distingue et s’en autonomise. Le langage doit se briser, se perdre, s’oublier afin de pouvoir se constituer autrement. Post Views: 92