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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Les prunes de Cythère

Les prunes de Cythère

(Comment réinventer le monde) Au-delà de l’amour, il y a un désert. Pas de mer, de rivage de granit, ni l’immensité d’un plateau crayeux. De fait, c’est l’antique pénéplaine s’étendant tout au loin avec ses herbes rares. Il y a aussi des appels d’oiseaux et un lézard au milieu des épines – pardonnons sa sottise. Mais, désormais, mères, emportez vos enfants et jeunes gens, fuyez au galop, cachez-vous dans des grottes. Post Views: 93

C. anse

C. anse

(Pourquoi la psychanalyse?) Là quand ? Gourou, ton psychanalyste te dit « Je n’existe pas », parce que « Je » est un autre. Mais tu restes comme Thym-Thym sur la lune ou en mille houx. A l’école, tu étais déjà cancres des plus las et gras. Post Views: 98

Volt erre

Volt erre

(Que peut la philosophie ?) Sans insister sur le sens, la conception reste vague et le réel pas mieux. Manifestons toutefois une dimension large pour atteindre tantôt les idées, tantôt la pure réalité pour danser de l’abstraction à la matérialité. Post Views: 102

Pas steack

Pas steack

(Comment lire la poésie) Le mauvais goût est de nature à nous poursuivre longtemps. Cela ne nous garantit rien : quelque part dans le cerveau, il y a place pour l’analogie lors de l’après-midi d’aphones. A ce titre, il faut aimer les mots comme des idoles par dégoût eu égard à une sensibilité trop vieille ou du fait d’un serve laid mal nourri. Quoique tout enfant il connaissait le bonheur malgré des cris de résistance. Post Views: 77

Louve erre, lion naît

Louve erre, lion naît

(Comment apprendre ?) Dans sa chair d’orage, raide aspirant au soleil, sa soif éclate, son verre trouble d’empreinte : le petit garçon court autour de l’arbre et dans l’arbre une lionne, en louve, s’est réfugiée. « Elle viendra à toi, » dit un patriarche en peine capitale. L’enfant court en accéléré si vite qu’il fond dans le sable. Ne reste sur le tableau noir que le cercle autour de la craie. Post Views: 96