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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Jean-Paul Gavard-Perret, Doux leurres

Jean-Paul Gavard-Perret, Doux leurres

Traversées L’auteur modifiant quelque peu le processus narratif des autres titres de ses livres aux éditions Constellations où, de facto, il crée une sorte de cycle particulier. S’inscrit une sorte de saga dont le narrateur rameute la vie (entre autres de son père et de son grand-père). S’animent aussi des femmes qui, relevant le col de leur manteau à cause de la pluie fine, marchent vivement, donnant à leur corps une sorte de vibration jusqu’à ce que la magie tombe…

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France Damba dit Verre du Rhin

France Damba dit Verre du Rhin

Dans les intérieurs clos de Vermeer, cette femmes guette le dehors. Sa claustration est à la fois montrée et outrepassée tant elle est savante de la musique qu’aucun mur n’arrête. Elle garde les yeux baissés mais ils ont envie de voyager avec leurs instruments derrière le rideau et la fenêtre d’où se diffuse la lumière. Son salon d’harmonies intimes s’émaille de violoncelle, guitare, viole de gambe. Cette vision ne traverse pas seulement les murs : les arias touchent le ciel….

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Aire heures

Aire heures

(Que lire et comment ?) Tu lis tous les livres de Samuel Beckett. Tu alternes ses textes divers, les uns tentant d’éclairer les autres sur l’extinction. Ils laissent passer de la lumière et tu les dévores ; tu es sourd-muet même lorsqu’ils sont joués – car tu sais lire sur les lèvres de leurs héros. Leurs mots deviennent des pigments où les couleurs passent au noir sur blanc. Ses blessures, tu les grattes ou écorches. Mais aussi ses songes et…

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L’aveu nu

L’aveu nu

Que chacun se taise devant l’inconnu. Il n’y a rien à dire. L’art s’y ose – s’il s’incline et n’abuse plus des apparences dont même la nudité est une mauvaise monnaie vouée à dévaluation. Le vrai créateur tente de voir l’invisible pour interpréter librement l’ignoré. Il chasse les médiateurs du temple. Ne soufflant mot, il n’offre que des signes difficiles à interpréter. Certes, il vaque entre extases et douleur mais n’y découvre que l’eau et le feu – et c’est…

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Porche rit

Porche rit

(Sardines à Oléron) En as, nous déplaçons les sas sur la pointe de nos doigts. Ils deviennent surexposés, en cavalcades du quoi du comment. Nous cavalons loin des âges et des arcades. C’est le passage de la terre à la mer par de tels radeaux en la dérive des continents. Nous sommes bientôt légendes sur les vagues et les siphons dans le brouillard ou la fumée des ronds de nos pipes. Nous ne choisissons ni cap ou peuplade. La mer…

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