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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Courbet des anges

Courbet des anges

Qu’est-ce que l’art ? Il y a un premier moteur à l’origine du monde. Elle naît d’une cause (passion) et d’une action (technique). Cette toile possède une fin sur une pellicule de peinture. Elle émerge, de l’étendue. Aucune raison pour elle d’agir. N’ayant pas couper sa haie, tout objet n’y paraîtra pas plus gros. Un tel portrait gouverne des conduites et manipule des consciences plus ou moins serviles. Mais y frémit du sublime et s’épaissit un poil de pensée. Demeure…

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Show devant

Show devant

Dans sa mise en scène, elle travaille en fonctionnaire la gestuelle du « Peep-Show » non sans une certaine restriction. Elle y esquisse – bien plus que joue – des scènes et rend, par sa maîtrise, cadences, coupes, tempos, lignes rythmiques. Pour chacune séquence, elle redouble d’une gestuelle verbale les impacts formels de son invitation au voyage en arrêts sur image, poses, syncopes, litanies en cascades. Aussi goguenarde que pleine d’aura dans sa chorégraphie de démonstration, sa lascivité installe un monologue physique….

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Qu’os tique

Qu’os tique

(Effet de cerf) Qu’est-ce m’intéresse ? Je me branle de la raison, m’en torche comme d’une pomme et ne me heurte jamais aux élans mystiques, leur rire d’éclair et leur soleil invisible. Quant au bon goût poétique, je n’en ai pas plus la moindre idée. Qu’importe son affectation ampoulée, ou la crudité de son obscénité lyrique. Elle recycle les topos abstraits d’arsouilles qui pensent pour écrire et raser de près le flou, le ciel, l’infini, l’amour, la vérité. Mais ils…

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La menthe anglaise

La menthe anglaise

D’un côté, le sublime, l’enfance bleue de virginité. De l’autre, le grotesque, l’oratorio cochonné.Entre les deux : le vérisme plat, la psychologie pittoresque, le spectacle de consommation. Passons entre ces piliers pour affleurer ce qui promeut, loin de l’impudeur du sublime, la trivialité du mauvais goût, la bouffonnerie, l’idiotie provocante, radieuse entre sotie et mystère qui ne tient que d’ignorer que nous ne sommes corps et âme, ni à lui ni en elle. Nos os pleins d’arthrose grincent et l’âme…

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Pâte éthique

Pâte éthique

Acceptons le défi et soyons à tout prix ce que nous devenons alors que s’approche le néant. Notre goutte infime toise l’océan. Et ce que l’amour invente, rabâchons-le selon nos propres mots et leurs minuscules fragments d’explosions. En esprit comme en chair, l’élan nous transporte. Reprenons au besoin les vieux refrains, non pour les ressasser mais pour avancer voire donner plus de temps propice à l’entêtement de nos enlacements. Bref, perdons nos centres gravités et que le monde-nébuleuse soit à…

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