Courbet des anges

Courbet des anges

Il y a un premier moteur à l’origine du monde. Elle naît d’une cause (passion) et d’une action (technique). Cette toile possède une fin sur une pellicule de peinture. Elle émerge, de l’étendue. Aucune raison pour elle d’agir. N’ayant pas couper sa haie, tout objet n’y paraîtra pas plus gros.

Un tel portrait gouverne des conduites et manipule des consciences plus ou moins serviles. Mais y frémit du sublime et s’épaissit un poil de pensée. Demeure de l’aura une profondeur des ténèbres et des fumigations diaboliques plus que symboliques.

Dès lors, dans « l’origine du monde » causes et fins ne sont pas cachées. Le fantasme en tire une force d’autant plus jouissive qu’il suppose. Le secret peut avoir accès – par extra-lucidité personnelle ou par voie d’initiation par désir des sens -, jusqu’à la pollution épistémologique.

L’idéal comprend la désolation frustrée contrariée par une œuvre rêvée. Voire en l’imaginant chez soi, assignée à résidence, même si s’en procurer ignore à peu près tout des origines, principes, causes, raisons. Néanmoins, sa fin justifie peut-être nos moyens.

Photo Jeanloup Sieff

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