Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

En Tease

En Tease

(corps puce III) Je n’en ai pas et n’en aurai jamais fini. Je n’en ai pas et n’en aurai jamais fini de m’offrir aux déferlantes de notre fièvre, à ces geysers de vérités qui m’embrasent quand je te sens si près. Avec toi je n’aurai jamais fini d’accueillir la morsure du temps. Elle nous aimante, nous attire et nous repousse comme autant de petits galets que la mer a polis. Nos instants vibrent et révèlent leur saveur dans un lent…

Lire la suite Lire la suite

Alex, t’es rieur ?

Alex, t’es rieur ?

(Corps puce II) Tu attends. Arrêtée on dirait au bord du mouvement et désireuse seulement de le relancer. « Tu veux ? » « Regarde ». « C’est mon cœur, ça serait mon cœur pour toi si tu veux Tu es prête. Répétant le geste premier qui est pour offrir l’amour. Muse et Eve et Vénus mais nue. Ange nu maintenant. Simple enfant ici tombée du ciel elle aussi, une comme une autre, infautive et fatale déjà et mère. Vierge…

Lire la suite Lire la suite

Concis des rations

Concis des rations

Corps puce I « Tu veux ? » : qui l’a dit ?, répétant devant nous le geste ancien qui est pour appeler. Une main dans ton dos, invisible, et l’autre caressant ton nid. « C’est pour toi », pour aller et venir entre les corps ici séparés de la lumière. – « Tu veux ?». « Si tu veux ». – « Tu as peur, je sais que tu as peur. Il ne faut pas ». Tu souris. Tout…

Lire la suite Lire la suite

Mire Adore

Mire Adore

(Qui voir ?) Dans cette obscurité, ce brouillard, ces ténèbres, ou encore cette ignorance je te cherche. Tu dépasses tout savoir et tout concept ! C’est en deçà que ton corps ne se trouve que voilé. Mais cette obscurité révèle ta face au-dessus de tous ces voiles. Jaillissent ta mémoire, tes bris d’images rescapées, tes boutures de présence provignées par l’absence. Mais ton double est là, à l’arrêt devant toi mais je ne vois rien. Tu caches quelqu’un que jamais…

Lire la suite Lire la suite

Gens bons

Gens bons

 (Que choisir ?) Elle fait beaucoup de choses bien que l’important ne soit pas ce que l’on croit, et encore moins ce qui l’occupe, mais simplement ce qu’elle vit, très à cheval sur la grammaire et l’orthographe. A l’horizontale ou allongée près de sa piscine qui sent le chlore. Parfois, elle se roule de l’herbe – meilleure que la prêle – pour voir les arbres à l’envers, une jambe dans le ciel et ses nuages. Certes, elle dit d’arrêter la…

Lire la suite Lire la suite