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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Tigre est- ce ?

Tigre est- ce ?

Je suis animal qui rêvait de métamorphoses. Des bêtes, j’eus la conscience. Mon mammifère fut générique, éternel retour du même dont vos chats, chiens et souris constituent des incarnations successives. Vous entretenez avec eux un rapport fusionnel, concret et spirituel. Quelle place tient cette gémellité dans le processus de création littéraire qui, comme moi, vous anime ? En bon spinoziste, je pensais qu’il n’y a que des individus. En particulier chez les félins, parce qu’ils sont mystérieux et un poil…

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Les champs crurent

Les champs crurent

A l’écart de la mêlée, je regarde tout ou rien d’un air amusé. Au besoin j’éprouve de la connivence, de la compassion. Mais je reste accoudé sur le premier support. Je tourne parfois mon profil de trois quarts, curieux de voir la suite.  Du fond du passé me reviennent mes laborieux efforts pour sortir du brouillard à l’aide de mes sophismes. Je ne critique ni ne moque personne :  impassible témoin, je ne me souviens de rien. jean-paul gavard-perret Photo…

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Par âge

Par âge

La nuit donne naissance au rêve. Un fantôme prend la scène sans déterminer son identité. Je finis par ne plus être. Toutefois, je tente d’en prendre conscience : j’assiste aux répétitions de son spectacle et soudain je m’y reconnais en longeant un fleuve dans l’illusion de le rejoindre. Il arrive qu’il fasse signe à ma mémoire. Mais mes souvenirs ne sont pas ceux qu’il attend. Je veux sortir complètement de ses pas mais les portes de rêve s’ouvrent : aucune n’indique comment…

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Jean-Paul Gavard-Perret, L’edam d’abord 

Jean-Paul Gavard-Perret, L’edam d’abord 

Les aveux  Il arrive que chacun se taise devant l’inconnu car il  n’y a rien à dire.  Mais pour Jean-Paul Gavard-Perret, à défaut de parler, son écriture  ose – même si elle abuse parfois des apparences dont même la nudité chez lui n’est plus une mauvaise monnaie vouée à dévaluation. Il tente sinon de voir l’invisible, d’ interpréter librement l’ignoré loin des médiateurs des temples de la bienséance. L’auteur vaque entre extases et douleur là où les mystiques découvrent moins…

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ZAD

ZAD

(espace de l’« inclosure ») Le jour de ses noces, elle se demanda combien l’attribut (longtemps imaginé fictif) de son homme reflèterait la nature plutôt qu’une entité qui allait se construire. Par ses observations, elle estima l’objet paradoxal, son contour, son contenu sans lui donner le statut de concept ni lui octroyer une définition (à l’occasion de laquelle elle se souvient de bien des métaphores). Une fois déshabillée, sans se dérober elle fut contrainte à tester l’objet quand leurs corps…

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