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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Au commencement

Au commencement

(La répétition) Ressasser et reprendre gardent notre exigence pour décomposer puis recomposer l’intelligence du corps. C’est un cycle non pas pour apprendre de voix notre texte comme le font les acteurs et certains moines, mais pour faire apparaître un sens en accord avec notre « qui nous sommes » – quitte à paraître ennuyeux au sein même de notre matière et de notre mémoire. Et ce, pour progresser du passé et ronger l’avenir bien plus que son frein. Répéter, c’est donc reculer…

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Des monts

Des monts

(Et mère veille) Ma courbe arrondie de saillies, j’abuse de ceux qui bavent de mes eaux et aspirent ma prairie. Leurs pensées impudiques poussent, se répandent de mes épaules à mes monts et jusqu’à son anémone. L’inachèvement des significations inonde les pans de leurs croyances obscènes. J’use le rouge à joue et le doré des cils pour colorer ma viande et trier dans le choix de mes plaisirs. Ma pilosité́ pubienne apparaît en tortillement mais avec ma grâce de putain…

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Corps seau

Corps seau

(Dont l’écho sait) Mes phrases – au sel venu des cigales et parfois en pentamètres des cafards – sont le jus de ma Bible (d’occase) à lire aux coins de rues sur papier glacé dont l’encre frotte les paumes sous les éclats de lune. Entre le faubourg du Reclus et la route de Chamousset, je la griffonne pour vous d’instinct. Son chemin coule du minuscule ruisseau de mon âme dure et éclatante qui fut longtemps un linge ami donné. D’où…

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Certains l’appellent Agatho

Certains l’appellent Agatho

Pour sa soif L’alcool de poire me rend ivre et m’éloigne de tout sujet d’avenir – par noble désœuvrement et en titubant et en tentant de suivre la pellicule de mon existence jusqu’à extinction de mon film et ses fronces de mon verbatim. Peu à peu, je mérite la médaille de vivre. Cela s’arrose aux effluves distillées de ce fruit au galbe suave, à la souplesse juteuse, au rebondi de sa panse et au grenu de son cœur. Baudelaire ne…

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Dés couverts

Dés couverts

Dans ma chambre 76, je calque mon quotidien sur un magazine de mode trouvé en une salle d’attente et par lequel je recycle ma beauté. Souvent j’oublie de sortir ma poubelle, rate un rendez-vous (plus ou moins affecté), dors sous mon tampon absorbant et dans la foulée de ma pensée, miction du virtuel et de l’imaginaire. Parfois, nous sommes 76 dans ma chambre. J’embrasse quelqu’un qui ne m’est lié en rien mais me retourne d’un sens à l’autre en chevauchant…

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