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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Gym cas raie

Gym cas raie

Je prends des barres à mine et je me les enfonce dans le derche, je casse des émeraudes du Louvre avec mes dents, je me désespère dans la beauté. Et je demande à Dieu des trucs impossibles en gémissant pour celles et ceux que je ne connais pas. Je donne des coups de pied dans la terre, je titube et je dégringole. Je rêve de tabasser des tyrans et de picoler des heures, la gueule dans un seau. Je lis…

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Gard debout

Gard debout

Je peux faire plus mais elle pourrait faire moins. Avec l’odeur de biscuit qui se dégage de ses aisselles, nous conjuguons sans faute et jamais à l’imparfait. Notre chambrée est charnelle en reprenant nos je t’aime obsédants, romantiques, bucoliques voire un poil mystiques mais sans chauvinisme au demeurant. Nus comme Nîmois nid toit en récits divistes, nous butinons près d’un pont à mousson dont notre cours est exubérant. « Encore une lit-chette » dit-elle : pour preuve, je suis speculhomme…

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Evide(m)ment

Evide(m)ment

Ce qui arrive La photographie juste n’est pas juste une photographie. En jaillit le propos du défiguré, du défigurant ou de l’infigurable. En ce sens, elles créent des décompositions. Non à l’envers de toute défection morbide mais dans la progressive dislocation des figurations. En ce sens, l’obscur devient visible rattrapé d’un côté ou par un autre. Si bien que toute la photographie pousse la réalité à une exhortation par son exportation. Souvent, elle touche le tabou du réel voire à…

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N’avoir qu’une ride : s’asseoir dessus

N’avoir qu’une ride : s’asseoir dessus

(A baies niées hauts potes iront) Jadis, nous étions des bébés Donc pas raison de barguigner – cela prend trop de temps. Et il n’est pas possible de l’allonger tant il est continu. C’est dedans que nous vivons. Attendons-le sans impatience ni nul besoin d’être malin. Soyons 100% d’accord avec nos sentiments même s’il se composent à 98 % d’eau. A cette aune, nous sommes un quart vivant, un quart mort, un quart robot et un grand quart rien. Pour…

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Quand les corps churent

Quand les corps churent

Il ne regarde que lui-même et ne parle que de sa mère. Dans son plus jeune âge, elle l’a projeté dans un monde de femmes. A son psychanalyste, il dit qu’il n’existe pas. Sinon dans son miroir et s’y cherche parfois. Il imagine qu’il reste sur la lune comme il l’était, enfant – brillant à l’école avec les cancres qui font de bons gars plus tard. Dans l’extrême de leur soupir, leur poudre et du mascara sur leurs paupières, il…

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