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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Asphalte Jungle

Asphalte Jungle

(Trou écrire) Il y a des trous au corps. Bref, nous sommes troués. Nous essayons de le remplir, mais tout fuit en tonneau des Danaïdes. Rien ne tient – ou pas beaucoup. Mais il y a aussi des trous dans le sol, des effondrements et autant de lézardes. Des plafonds craquèlent, des murs s’ouvrent et surtout des nids-de-poule se forment lorsque l’eau s’infiltre dans les fissures des routes et des rues. En gelant, l’eau se dilate, fragilise l’asphalte et entraîne sa dégradation….

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Mise en tropes

Mise en tropes

Notre « connais-toi toi-même » bute toujours sur notre perception. Nous ne pouvons qu’observer notre discordance en échouant à appréhender notre identité. Nous ne nous atteignons pas quoique touchés de donquichottisme, de bovarysme voire d’un moi sans affects. En prétendant à notre sagesse, nous nous exposons au ridicule par notre narcissisme. D’autant que notre moi « de préfecture » obtenu par la carte d’identité ne suffit pas. Nous restons une abstraction de passage. Des opérations de notre imaginaire, nous tirons…

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L’or en où tant

L’or en où tant

Ce n’est pas sans réticences : je ressasse à l’infini les mêmes questions, leur routine et la lassitude qui les accompagne. L’âge ne pousse qu’à faire polir leur vernis. Je pourrais faire autre chose mais c’est sans trop y croire. Mes interrogations me mettent dans une jubilation non exempte de perplexité et d’inquiétude. Mais elles me séduisent plus qu’elles ne me déconcertent face à ma vision d’un monde mélancolique et surtout à l’envie joyeuse d’y vivre avec sensualité et passion…

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Au poil

Au poil

(nez en) La sagesse est d’abord entre la brosse à dents du matin et la soupe aux poireaux chez le moustachu dit fou. Que demander de mieux ? Avant Nietzsche, la philosophie n’avait pas fait grand cas du nez. Cet appendice est pourtant merveilleux. Mais celui-ci n’est pas le seul et qu’importe leurs proportions. Sans parler des hommes qui ne savent rien des femmes, car ils ne s’intéressent pas même à ce qu’ils sont. jean-paul gavard-perret Post Views: 60

La vie à lent vert

La vie à lent vert

La campagne étant si triste, elle rappelait à quel point tout est mathématique. Le vide multipliait le zéro là où son souffle régulier s’attaquait aux clairières et sentes. Le vent faisait frissonner ses narines mais son corps se gélifiait en raison du crachin salivaire. Tout était si morne que cela impliquait une manière de perfection. C’était d’un dur ennui et toute comparaison pour l’évoquer évoquait un soldat sur une poule et dont le luxe serait de laisser fumer sa cigarette…

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