Quand un beau cou plaît
(A tout casser)
Entre passants et outre passé, une femme aux sanglots longs de son homme lance soudain des œillades et ose sa prière amène pour un briseur d’assiettes., Il se surmène pour vendre la vaisselle. Par son jonglage, le hasard structure le réel en incertain. Les assiettes immaculées sont remplies de blanc et de son ombre en un défi d’ellipses simultanées. Subjuguée d’une telle adresse, l’émue le séduit.
D’un tel béguin, il desserre déjà sa ceinture et la proche future espère des commencements sans fin avec un homme suffisant et adéquat. Elle est déjà prête à s’offrir à lui, comme la toile au peintre ou le marbre au sculpteur. D’un élan, pour sortir de son roman qui n’était pas d’amour, elle ose l’addition contingente d’un mirage et d’un fantôme : pensant en eux, il pense exactement à rien tant ils ont à accomplir.
jean-paul gavard-perret
Photo : Stephane De Bourgies