Prime et plume hautes

Prime et plume hautes

Pour la nativité de nos amours si proches de nos enfances, ton visage encadra notre fuite au-dessus des rails de la gare Saint Lazare. Au sous-sol de l’immeuble, tu délaças ton buste pour que tes seins logent dans les hémisphères de mes mains et de mon cerveau. Nous avons jeté nos ombres dans le vide.

Rose de fatigue, tu quittas mon pantalon. Et à genoux avec tes gestes habiles tu m’appris à tirer l’aiguille. Trempé dans l’encre de tes cheveux, mon pinceau se mit à écrire mon idéogramme sur ta peau avant qu’au cœur de ton astre et des es deux plaques sensibles, il loge la certitude du miracle qu’il n’avait jamais connu.

jean-paul gavard-perret

Photo : Jayna H Baum

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