Forêts de la légende de Didier Gambert
J’aime les poètes qui braconnent sur des terres encloses. Didier Gambert a « l’âme hanséatique bel oiseau gris ». Dans un univers où le seul témoin de la vie spirituelle est parfois l’aboiement d’un chien derrière un portail, dans une zone pavillonnaire, Gambert cherche à « parler le langage des bêtes… (comme une) grande fierté blessée ». Ici, on ne s’attarde pas au poker poétique dans lequel le bluff est une improvisation indésirable : ici, on pèse, on mesure, et on prend « pour des…