Le captif amoureux

Le captif amoureux

(Mama douée) Tu as su, sine die, m’éblouir, m’affrioler, m’amadouer, me glisser sur ta poitrine pour m’amorcer et pour que je m’amuse avec des tétons cassis. Bref, tu as su m’appâter, m’ apprivoiser me captiver, me capturer, me charmer, m’ attacher, m’attirer et comme une souris verte m’ attraper (pas que par la queue), me cajoler, me débaucher, m’embabouiner, m’enchanter, même me déniaiser, m’emberlucoquer, m’embobiner, m’ensorceler, me subjuguer, et m’envoûter. Certes, ce fut le moment le plus importent de ma vie. Et…

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Edouardo Molinario, Casa Museo Molinario Colombari

Edouardo Molinario, Casa Museo Molinario Colombari

Musée de l’être La Casa Museeo Molinario ouvre ses portes au public tous les mercredis après-midi pour un parcours serein à travers la photographie, le design, l’architecture et la sculpture. Les visiteurs se déplacent dans un espace où les thèmes et les langages s’enrichissent mutuellement, créant une atmosphère de méditation, d’inspiration et de dialogue. Ce lieu devient un laboratoire malléable et sensoriel qui ne se limite pas à la contemplation, mais qui suscite de nouvelles lectures et interprétations à travers…

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Cécile Baudin, Dur comme fer

Cécile Baudin, Dur comme fer

Quelle belle découverte que ce roman ! En Calabre, en 1904, Ferdinando, dit Nando, ouvrier agricole, doit quitter sa famille et fuir la menace d’une tuerie familiale. Il rejoint la Lorraine, au terme d’un périple bien hasardeux, où la région recrute pour le travail dans les mines de fer. Il est vite embauché et intégré dans un duo formé du père et de son fils.Parce qu’il parle français, il se fait une place dans cette nouvelle communauté. Or, au fil…

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Pierre Andreani, Autoportrait en ladre

Pierre Andreani, Autoportrait en ladre

Fou chantant Pierre Andreani, auteur de Un tel bombardement et de Litanie pour possession, devient (ou reste) creuseur par l’encre de l’extase et du souvenir dans son Autoportrait en ladre (du latin Lazarus, le lépreux). Ici, rien n’est dit, tout est fait. La tradition de la farce se recompose dans la lèpre, le tout en trois chapitres et en un long poème coupé, comme tant de membres lépreux issus d’un même corps. Preuve qu’ici tout tient comme cela pourrait, tient…

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Passion

Passion

(L’arabe au faune) Tu peins et peins encore. Tu fixes la peinture dans une fièvre qu’aucun châssis ne saurait tenir. Et dans tes œuvres le désir est un cri enroué de couleurs, une ébauche qu’on ne termine jamais. Sur la toile, tu le regardes enfin, les mains souillées de couleurs, à jamais prisonnier du silence des femmes. jean-paul gavard-perret Peinture de Claudia Brutus