Nicoletta Cerasomma, Il colore della Cenere (exposition)

Nicoletta Cerasomma, Il colore della Cenere (exposition)

Ce livre présente la série d’un rêve monochrome et surtout – dit la photograohe – « un seuil ouvert dans l’obscurité. Un lieu intérieur où se perdre devient un acte nécessaire ». Surgit la cristallisation d’images dont l’incongru prouve la vérité. Cette narration optique n’explique rien mais enserre  » une vérité émotionnelle profonde, intime, irréductible », ajoute Nicoletta Cerasomma. Au récit répond le mythe dans ce passage à travers le temps pour  saisir l’essence de ce qui a été et à ne pas oublier.
Cartes postales, les matériaux d’archive présentés aux côtés des images et des textes  restituent des paysages, des monuments. Ils  suggèrent avec discrétion des traces de vies suspendues entre réalité et imagination. La créatrice contribue à reconstruire le contexte des figures représentées, en ouvrant sur une profondeur temporelle et culturelle.

Ici, le fond noir se confronte au blanc là où une femme a véritablement parcouru des rues, même si le temps a tenté de la rendre invisible. Toute image conserve et sépare  la mémoire du vide et des souvenirs perdus où se révèle parfois la souffrance des femmes, fragiles et lumineuses.
Une telle série qui permet de faire comprendre la photographie et les documents ne prend pas l’histoire à l’envers avec une sorte d’abstraction avec répétition et nuances. C’est un tissu qui fuit sans cesse redire. L’histoire est faite ici de femmes sans oubli de même qu’il fut un temps où la peinture et l’art  n’étaient plus un  artisanat. Le voyeur reste dans la sphère intime qui atteint celle d’autres femmes. Leur contemplation devient la légende des siècles.

Nicoletta Cerasomma, Il colore della Cenere, Libro e mostra Chieso di Santa Carerina, Lucca, mai -juin 2026.

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