Mode et râteau

Mode et râteau

Les mots doivent comprendre ce que nous voulons. Mais c’est peut-être l’inverse. Pratiquons leur bon choix et notre confiance même si notre exercice est celui des idiots de la famille dont le cerveau continue à faire son cinéma. Certaines de nos pages atteignent des sommets. Mais si leurs noirceurs crasses se retiraient, elles retrouveraient leur blancheur éternelle.

Evitons en conséquence de commettre l’erreur d’écrire eu égard à notre faiblesse et notre vulnérabilité. Toutefois, si un tel besoin nous titille, optons toujours plus pour l’esthétique que l’éthique de nos vocables aimés. Leur faconde devient une inappréciable beauté même s’ils sont stupides (disent les imbéciles). De toute façon, ils ne font pas de mal : nous n’évoquons que ce qui n’existe pas. Ou si peu.*

jean-paul gavard-perret

Photo : Jean Marc Flauraud

Laisser un commentaire