Les conséquences (Pascal Rambert)

Les conséquences (Pascal Rambert)


© Louise Quignon

Le plateau est un grand barnum occupé par des tables alignées et des chaises de jardin. On se situe dans les coulisses de célébrations, où il pourrait être donné un banquet, ou un repas, mais l’espace n’est rempli que d’interactions éphémères, faites d’oppositions et d’attendrissements. Un homme âgé règle ses comptes avec le passé en s’adressant à l’urne qui contient les cendres de sa mère. La matriarche était une personnalité notoire, intellectuelle à forte personnalité. Les comédiens entrent et sortent en courant, emportés par leurs répliques ou par les échéances de leur discours. 
L’occasion des échanges auxquelles nous assistons, ce sont des cérémonies, deux enterrements et deux mariages. Il s’agit d’explorer les relations familiales dans leur temporalité longue, dans leur superficialité et leur profondeur, dans leur générosité et leur conflictualité. 

Les différentes personnalités paraissent prises au piège de leur propre vie. Le spectacle est diversifié : charmant, en ce qu’il semble se constituer de paroles improvisées, complaisant, en ce qu’il suppose toujours l’objet du propos donné. Le verbe ne porte jamais sur ce qui est ; il statue sur ce qui a été, puis, de façon inquiète, sur ce qui sera. Les répliques disent toujours le lien, ce qui advient, jamais le bien, ce qui tient.
Il s’agit d’explorer des relations, des changements, des incertitudes. Il en résulte une mobilité, pour ne pas dire une frénésie des propos échangés. Les personnages jettent leurs paroles à la figure de l’époque, comme pour tenter d’en saisir le sens – ou son délitement. On assiste à de beaux numéros d’acteurs, qui rendent les confidences parfois longues supportables. 

Texte et mise en scène Pascal Rambert 

Avec Audrey Bonnet, Anne Brochet, Paul Fougère, Lena Garrel, Jisca Kalvanda, Marilú Marini, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Laurent Sauvage, Mathilde Viseux, Jacques Weber. 

Lumières Yves Godin assisté de Thierry Morin ; costumes Anaïs Romand ; musique Alexandre Meyer ; scénographie Aliénor Durand ; collaboration artistique Pauline Roussille ; chorégraphie Olga Dukhovnaya ; assistanat à la mise en scène Romain Gillot ; régie générale Félix Löhmann ; régie lumière Thierry Morin ; régie son Baptiste Tarlet ; régie plateau Antoine Giraud ; habilleuse Marion Régnier ; répétiteur José-Antonio Pereira ; coach vocal Lucas Van Poucke ; direction de production Pauline Roussille ; administration de production Sabine Aznar. 

Au Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt, 2, place du Chatelet, 75004 Paris 

Du 3 au 15 novembre 2025, du lundi au jeudi à 20h, le dimanche à 15h. 

Production déléguée structure production. Coproduction TNB – Théâtre national de Bretagne, Rennes – Le Cratère, Alès – Festival d’Automne à Paris – Théâtre de la Ville-Paris – Bonlieu, Scène nationale, Annecy – Théâtre national de Nice – CDN Nice Côte d’Azur, Nice. Coréalisation Théâtre de la Ville-Paris – Festival d’Automne à Paris. 


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