La Mouette
Dans la nuit de son sexe, comme une allumeuse qui vole une dernière cigarette, elle est là pour offrir des trêves à notre inconscient. Celui qui ne cesse de nous faire la gueule, vit à l’envers et laisse tomber sa poubelle sur notre ego. Mais dont l’original est déjà dedans.
Alors, revenons à notre travailleuse de la glèbe. Au crépuscule, en oiseau de nuit, elle se réveille puis nous donne du tournis et un peu d’aube nouvelle même si son propre plaisir n’aboutit jamais. Régisseuse maquillée et ouvreuse costumée, pour ses oiseaux de mères elle devient une Mouette. Et dans son bar du quai, à qui appelle « Tchekhov! », il y en a toujours un qui répond.
jean-paul gavard-perret
Photo : Robert Watson