Jean-François Beauchemin, Herbier du souvenir
Un témoignage fort !
Un homme se désole de la mort de son frère qu’il surnommait parfois le Roitelet à cause de sa chevelure. Il passe de longues heures à contempler la nature et sa beauté.
Cela fait deux ans que son frère, atteint de schizophrénie, est décédé. Si son vieux chien est mort également, il est entouré par l’amour de Livia, son épouse, la présence de Lennon, le chat bien âgé, et de quelques proches. Il réapprend doucement la joie.
Ce livre, en quelque sorte la suite du Roitelet (Folio), est un témoignage que l’auteur appelle Herbier, comme une collection de souvenirs recueillis dans la vallée de sa mémoire. Il se souvient de cette époque où tout s’épanouissait autour de lui, où il n’avait qu’à se pencher pour ramasser les fleurs de l’amour, de la joie, de l’enchantement, de la connivence. Mais, à l’image du frère disparu, tout a fané.
Jean-François Beauchemin livre une réflexion sur la vie, sur l’inéluctable mort qui en est la conclusion. Il possède cette capacité à aborder les sujets le plus délicats tels que la mort, le deuil, l’amour, le temps qui passe, sans jamais sombrer dans la mièvrerie ou le cliché. À travers ce livre, cette lente acceptation du deuil, l’auteur fait ressentir la beauté du monde et réveille notre capacité d’émerveillement.
serge perraud
Jean-François Beauchemin, Herbier du souvenir, Éditions Québec Amérique, coll. Littérature d’Amérique, août 2026, 232 p. – 20,00 €.