Guido Harari, Incontri, 50 ans de photographies et d’histoires (exposition)

Guido Harari, Incontri, 50 ans de photographies et d’histoires (exposition)

Guido Harari présente plus de 300 photographies, installations, films originaux, projections, affiches et souvenirs qui racontent toutes les phases d’une carrière éclectique : de ses débuts dans les années soixante-dix en tant que photographe et journaliste musical, aux portraits destinés à être des lieux de proximité et d’écoute, jusqu’à une œuvre qui, au fil du temps, a traversé l’édition, la publicité, la mode et le reportage.

Pour Guido Harari, la musique n’est pas seulement une matière privilégiée, mais une véritable grammaire du regard. Et ici, les portraits se déroulent comme une grande partition visuelle dans laquelle musiciens, artistes, intellectuels, scientifiques, protagonistes de la culture et de la société contemporaines et des gens ordinaires ne sont jamais mis en scène comme des icônes, mais rendus sous forme d’images qui résonnent avec humanité et unicité.
Le photographe a écrit que, pour lui, « La musique est toujours là car le langage corporel, les gestes, le rythme des mots, le temps dont on dispose est la musique. Même lorsque les sujets ne sont pas musiciens, l’approche reste la même : chaque portrait naît comme une écoute mutuelle, sans distinction de genre ou de rôle. Tout le monde est perçu et raconté comme s’il était des rock stars, appelées à entrer dans une relation vivante, physique et intense. Ce sont des photographies à regarder à volume plein ! »

Les portraits forment une constellation de rencontres : de Fabrizio De André à Bob Dylan, Vasco Rossi, David Bowie, Lou Reed et Kate Bush, de Paolo Conte à Ennio Morricone, de Wim Wenders à Renzo Piano, entre autres. L’exposition est divisée en sept sections qui suivent la chronologie de la carrière de Harari sans être réduites à une simple succession temporelle. Chaque environnement correspond à une manière différente de se rapporter au sujet. Elle commence dans la chambre des adolescents, reconstruite comme le lieu d’origine : affiches aux murs, magazines musicaux, photographies, pages de journal, couvertures de disques, autographes et souvenirs.
Pour compléter l’itinéraire, l’exposition comprend une salle séparée, la Magic Cave, où un décor photographique sera installé les jours dédiés. Un espace où n’importe qui, par réservation, peut être photographié et conçu par Harari non pas comme un simple projet annexe, mais comme un dispositif relationnel pensé pour suspendre le bruit du monde et revenir à une rencontre réelle avec l’autre. Les participants peuvent jouer avec leur propre image et identité, vivant une condition de liberté totale.

« J’ai créé la Grotte Magique – dit Harari – pour construire une vraie relation. Des gens, tous parfaitement inconnus pour moi, entrent sans script, sans image à défendre. Ils se débarrassent des superstructures et jouent avec leur propre image : ils la corrigent, la réinventent, parfois la sabotent. C’est une attention authentique, un regard qui accueille sans envahir, et c’est précisément cette attention qui change radicalement le sens de la photographie ».

Guido Harari, Incontri, 50 ans de photographies et d’histoires, Basilique Palladiana, Vicence, jusqu’au 26 juillet 2026.

Laisser un commentaire