Faille et tranche
(Où en sommes nous)
En son canyon fermente le marigot de sa vie qui soudain bouillonne d’une aventure astrale et amoureuse. Sa flore en son déluge fait de l’homme son initié qui déroule du câble en son tabernacle. Elle défaille tant le serpent du désir croît à chaque palier. Abbesse, elle se pâme du noir démon. « Je te hais, roi soleil, séducteur de maîtresses ! » mais elle poursuit le roulis qui l’excite.
De la fange de ses hauts fonds et de ses dunes harassées de chaleur, de la violence d’un tel typhon, s’étendent l’arrimage de leur union et la tempête de leur passion. Après leur foudroyante étreinte, l’homme la console et son orchidée dort en son sous-bois.
jean-paul gavard-perret
Photo : Boris Muskevich