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Category: Chapeau bas

On n’aime pas, on adore ! On respecte. Et on s’incline.

Fabienne Raphoz, Terre sentinelle

Fabienne Raphoz, Terre sentinelle

Bleu-Raphoz La préfiguration de monde échappe. Nulle opération purement intellectuelle ne permet d’en découvrir le sens. Fabienne Raphoz le sait depuis longtemps. Chez elle, « l’évolution des formes dépend de la couleur ». Elle y découvre une racine métaphysique au monde. Il y aura donc désormais un bleu Raphoz comme il y a un bleu Klein. Mais par d’autres moyens, d’autres stratégies et langages que celui du peintre. Au monochrome pictural se substituent des divergences de pigments et de formes …

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Philippe Jaffeux, Courants blancs

Philippe Jaffeux, Courants blancs

Odes aux lettres par les mots Aux mots, Jaffeux préfère les lettres. A cela, une raison d’évidence : nul besoin pour les secondes de respecter leur orthographe… Mais il y a plus : la lettre se rapproche du cri et du silence qu’à sa manière l’ordinateur revigore. Bref, la lettre est le premier bond, celui d’avant le verbe – juste avant. D’une lettre à l’autre se mesure selon Jaffeux la distance du vide à l’enfance et de l’homme à la…

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Marc Cholodenko, Puis gris que dilue du rose que brûle le bleu

Marc Cholodenko, Puis gris que dilue du rose que brûle le bleu

Portrait de l’écrivain en espion Le texte de Marc Cholodenko est une perpétuelle mise en abyme où « l’absence établit la souveraine adorable évidence ». Mais l’inverse est tout aussi vrai. Le livre devient une œuvre où se mêlent le concret et l’abstrait, le dehors et le dedans, les formes et les couleurs. Le lisible se veut le visible et le visible lisible en une quête désespérée où la pensée se construit par la création d’une poésie forgée de courants et d’une…

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Superpositions du missionnaire hérétique : entretien avec Rohan Graeffly

Superpositions du missionnaire hérétique : entretien avec Rohan Graeffly

Chez Graeffly les miroirs ne sont pas haut tain si bien qu’ils laissent voir leur au-delà. Faisant égoût de son ego, le belge – fidèle à sa qualité d’irrégulier des langues – sait que Dieu et Marx étant mort et tous les chemins menant à rien, l’art est un concept qui jette son frac aux orques-idées. Passant celles qu’on nous accorde aux pertes plus qu’au profit, l’artiste cherche la paille cachée dans une meule d’aiguilles. Mais ne s’arrête pas en…

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Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père

Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père

Back to the trees ? Le titre français de ce fort instructif roman valant aujourd’hui comme classique résonne d’emblée avec un accent feudien qui fait songer à Totem et tabou : soit l’histoire mythique du début de l’humanité, l’invention des premières règles et interdictions fondatrices de l’ordre civilisationnel. Foin de psychanalyse outrée et point d’anthropologie érudite toutefois ici car, sur un fond on ne peut plus sérieux (nul n’oserait badiner avec les prémices de l’humanité et l’apparition de l’ homo sapiens), Roy…

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