Carmelo Micieli, Etna

Carmelo Micieli, Etna

Pour Carmelo Micieli, à 3 000 mètres d’altitude sur l’Etna, l’air froid cohabite avec des courants d’air chaud. Cela crée des paysages métaphysiques uniques. Le photographe, poète à sa manière, éprouve  une expérience sensorielle intense.
Face à tant de grandeur, il est abasourdi et sonné. L’Etna lui offre des pistes de réflexion, des paysages dantesques là où la terre  est brûlée par le feu dans une atmosphère surréaliste, mystique et mystérieuse.

De tels lieux ressemblent à l’enfer, au monde des damnés. L’enfer de Dante est le lieu de la misère morale dans lequel se trouve l’humanité déchue, désormais privée de la grâce divine capable d’éclairer les actions des hommes. Cette incroyable vision s’avère omniprésente. Elle demeure pourtant et forcément inavouable, dirait Blanchot là où se dégage une  voie de glorification spirituelle de la souffrance pleinement charnelle.

La photographie crée des transverbérations quasi-orgasmiques, des étreintes intérieures et un  crucifiement psycho-physique.

Carmelo Micieli, Etna, L’Oeil de la Photographie, septembre 2025.

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