Archives de
Author: jean-paul 2

Bruno Edmond, Mahu

Bruno Edmond, Mahu

L’Homme et la Bête Le Mahu de Bruno Edmond (ci-contre) ne se préoccupe pas plus de vertus que de vices. Il savait sans doute que deux et deux faisaient quatre avant qu’on ne cherche même à le penser mais il ne s’en soucie guère car il a mieux à faire. Dépendeur de pendu, il a concience que la vie est éphémère et que c’est là une vérité (la seule peut-être) éternelle. Il en retient la lumière tel un Saint François…

Lire la suite Lire la suite

Pieter de Reuse, Christian Dotremont – traces de logogus

Pieter de Reuse, Christian Dotremont – traces de logogus

L’écriture ou le cheval qui trotte Déjouant l’orthographe, tordant l’image des mots et faisant grincer le langage, son ordre et ses polices, le logogramme a permis à Dotremont une suite d’éclats éraillés sur le support de la page et dans le taudis de livres devenus les palais de fêtes incandescentes. Pieter de Reuse le montre par ses analyses d’une rare clarté et dans l’économie impeccable d’un ouvrage ouvert largement aux œuvres de l’artiste belge. Post Views: 78

Mathias Lair, La chambre morte & Aïeux de misère

Mathias Lair, La chambre morte & Aïeux de misère

Le fond de l’effroi ou l’image de la mère Ayant « fait » son petit, la mère de La Chambre morte ne lui donna pas la vie mais la mort. Et ce, à travers la sienne, continuellement scénarisée et hystérisée en des suicides avortés avant le bon (si l’on ose dire…). Cela ouvrit le narrateur (l’auteur) à une hypothèse des plus douteuses quant à la possibilité d’une existence propre face à une mère autant aimée  qu’haïe (non sans cause). Si…

Lire la suite Lire la suite

Marie-Laure Dagoit, Je te cherchais je m’étais perdue

Marie-Laure Dagoit, Je te cherchais je m’étais perdue

L’inter-dit Marie Laure Dagoit une nouvelle fois brouille les lignes (et les cartes). Ou plutôt leur propose une floculation inédite et une autre distribution. A la ligne droite se substituent les cercles concentriques qui deviennent la succession d’ondes sur laquelle le message fait des vagues (à tous les sens du terme). Partant d’une photographie d’Hans Bellmer aussi provocante qu’évidente, la lettre d’amour prend un tour inattendu. « Heureusement » elle ne s’écrit pas : les mots semblent là pour surligner…

Lire la suite Lire la suite

Elizabeth Prouvost ou le sens sérieux de la dérision – entretien avec l’artiste

Elizabeth Prouvost ou le sens sérieux de la dérision – entretien avec l’artiste

«  Tout est couleur dans le monde moderne  » rappelait Michelangelo Antonioni. Mais c’est bien justement parce que le monde est en couleurs qu’Elizabeth Prouvost, le co-auteur de Dérives avec Claude-Louis Combet,  choisit de photographier en noir et blanc. Ce parti-pris du noir et blanc n’affirme pas un retour nostalgique vers une époque révolue de son art. Il n’offre plus le miroir d’une coloration déformante par faux-effet de réel. Néanmoins, si pour Elizabeth tout aspire soit au noir et au blanc…

Lire la suite Lire la suite