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Author: jean-paul 2

Cathy Garcia, Ailleurs simple

Cathy Garcia, Ailleurs simple

Impressions d’Afrique Refusant le pathétique, Cathy Garcia rallonge le sursis de bonheurs trop brefs. S’adressant aux voyageurs autour du monde ou autour de leur chambre, elle offre un peu d’étrange et d’étranger : paysages ou hommes qu’elle a aimés et parfois pour lesquels elle a souffert, flux qui l’enlacèrent et qui l’ont furtivement ou profondément métamorphosée. Ils rentrent encore par les pores de sa peau « sans digue / Ni barrage ». Ils se cristallisent avec sobriété et violence abrupte….

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Francis Picabia, Caravansérail

Francis Picabia, Caravansérail

Le roman vertical selon Picabia Caravansérail  à cause sans doute de ses « scènes cosmopolites » est refusé en 1924 par Gallimard. Picabia ne s’en soucie guère, passe à autre chose et oublie son roman. Il est « récupéré » 50 ans plus tard par Belfond qui le republie aujourd’hui dans une édition établie par Luc-Henri Mercié. Dans ce livre, le quartier de Montparnasse devient un discours hybride, une cacophonie habile émise par ses habitants ; certains meurent parfois dans…

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Michael Borremans, As sweet as it gets

Michael Borremans, As sweet as it gets

Michael Borremans : in media res, le doute Il n’est pas jusqu’aux vierges de la peinture classique à se vouloir – même sous leur douleur – les déclencheurs du cataclysme du désir. Néanmoins, Borremans casse une telle vision. La pure silice de chair transparente de sa jeune fille (« The Bread ») échappe à une telle lecture. Il la tire du côté de l’ange – qu’ailleurs l’artiste met en charpie. Dans leur rigidité les corps (parfois coupés tels des culs…

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Fabienne Raphoz, Terre sentinelle

Fabienne Raphoz, Terre sentinelle

Bleu-Raphoz La préfiguration de monde échappe. Nulle opération purement intellectuelle ne permet d’en découvrir le sens. Fabienne Raphoz le sait depuis longtemps. Chez elle, « l’évolution des formes dépend de la couleur ». Elle y découvre une racine métaphysique au monde. Il y aura donc désormais un bleu Raphoz comme il y a un bleu Klein. Mais par d’autres moyens, d’autres stratégies et langages que celui du peintre. Au monochrome pictural se substituent des divergences de pigments et de formes …

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Celle qui va à son atelier en bateau : entretien avec Laure Forêt

Celle qui va à son atelier en bateau : entretien avec Laure Forêt

Laure Forêt, l’auteure de Mon chéri,  ne tranche pas dans ses désirs. Ne se voulant ni sainte ni démone, elle se revendique en tant qu’amante et artiste dans une suite d’étreintes allusives. L’existence devient immersion dans la peau qui épouse la chair là où le simple trait a pris le relais du sexe afin de graver une prière implicite : que rien ne vienne disjoindre ceux que le désir a choisis. Tous les mots sont tombés en chemin comme une…

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