Archives de
Author: jean-paul 2

Georges Bataille, Dirty

Georges Bataille, Dirty

Dirty et l’anus solaire : répulsion et extase Dans les textes majeurs de Bataille (dont « Dirty » fait évidemment partie), il n’y a rien à espérer ou à connaître. L’héroïne  instruit le rejet du bon sens, de la mesure, des lois, de l’idéalisme, de la raison. Reste la présence à la fois larvée et hystérisée de l’angoisse existentielle clouée par la mort qui rôde, la perte de soi, le caprice, l’impossible, le rire, la souffrance et le sacrifice humain. Dirty  en…

Lire la suite Lire la suite

Blow-up , Antonioni’s classic film and photography

Blow-up , Antonioni’s classic film and photography

Antonioni : l’image autrement S’il fallait remettre la Palme d’Or des Palmes d’Or à un des films qui les a reçues, elle serait accordée sans nul doute à celui d’Antonioni, « Blow-up » primé en 1966. Sifflé par la partie d’une critique interloquée tant il dérogeait aux canons de l’époque, il est devenu un film culte faisant de l’image non son objet mais son sujet. Le film met en cause les pièges du visuel comme ceux du visible. Leur interaction à…

Lire la suite Lire la suite

Maurice Couquiaud, Anthologie poétique (1972-2012)

Maurice Couquiaud, Anthologie poétique (1972-2012)

Poésie verticale La poésie selon Maurice Coquiaud métamorphose le mur de la réalité en une peau vivante. Une mue fait que l’incompréhensible se transforme en mystère – ce qui n’est pas la même chose. Depuis l’origine de sa quête, celui qui fut rédacteur en chez de la revue Phréatique est attiré par la lumière. Elle affleure de la source du monde dont il regroupe les « larmes de fond (…) par instinct liquide ». Les textes réunis ici pour baliser…

Lire la suite Lire la suite

Celui qui aide les vieilles dames à traverser la rue : entretien avec Valentin Magaro.

Celui qui aide les vieilles dames à traverser la rue : entretien avec Valentin Magaro.

Chaque œuvre de l’artiste suisse Valentin Magaro met en cause et parfois en scène le regardeur qui se tenant à elle ne tient donc à rien. En divers jeux d’écarts programmés, la réalité éclate : elle n’est pas renvoyée par l’art à son fantasme. Celui-là inclut soudain une présence sur laquelle on ne peut mettre de mots. Ne demeurent que les éléments diffractés du réel. A chaque image correspond un dégel. Il convient d’en tirer les conséquences et d’aller au…

Lire la suite Lire la suite

Jean Dubuffet & Valère Novarina, Personne n’est à l’intérieur de rien

Jean Dubuffet & Valère Novarina, Personne n’est à l’intérieur de rien

Le maître et son élève Novarina à la suite de Dubuffet va faire saillir, jaillir voire éjaculer la « bête » dans la langue en lui procurant des frissons complexes. Il s’agit dans les œuvres des deux créateurs de créer une suite de percées, d’ouvertures qui taraudent la question du plaisir, de ses transferts. Le peintre invite le jeune auteur qui lui écrit moins en amitié qu’en curiosité à franchir le seuil du corps en tant que simple enveloppe du…

Lire la suite Lire la suite