Archives de
Author: jean-paul 2

Thierry & Yves Bourquin, La tropézienne, la bauge et le ciste blanc

Thierry & Yves Bourquin, La tropézienne, la bauge et le ciste blanc

Beau teint mon daim Entre une eau-forte et six photographies, « deux cousins presque jumeaux » s’abandonnent au jeu verbal au cours d’une ballade. De trois mots, les suivant : et ce, jusqu’à créer des implosions verbales qui, de la route de Narbonne cher à Trenet, dérivent jusqu’à une Asie de moins en moins mineure. Le pré-texte d’origine « garriguienne » s’est donc enrichi de déambulations stylistiques qu’ont aidé les courriels envoyés dans des cafés Internet, de Malaisie au Qatar,…

Lire la suite Lire la suite

Elizabeth Prouvost, L’Enfer de Dante

Elizabeth Prouvost, L’Enfer de Dante

L’Enfer au Paradis Sans trahir Dante – bien au contraire –, Elizabeth Prouvost dans ses photographies nocturnes illustre tout ce que l’Italien suggérait mais en prolongeant son propos. Les corps se tordent en fidélité au texte original. Néanmoins, la photographe pêche dans les étangs noirs et sombres des cercles de l’Enfer tout ce qui non seulement le, mais nous traverse. Surgit une force humide, profonde, pénétrant jusqu’aux os. Nous éprouvons presque une odeur de musc et de vase plus que…

Lire la suite Lire la suite

Celui qui sans se plier est en quatre : entretien avec François Xavier

Celui qui sans se plier est en quatre : entretien avec François Xavier

Les esthètes un rien dandy se font rares. Sans le vouloir, François Xavier en reste un exemple parfait et demeure à ce titre (entre autres) un descendant de Raymond Roussel. Fils unique d’un couple d’architectes (sa mère fut l’une des plus importantes praticiennes de cet art), il a toujours vécu dans un univers d’artistes. Il débute ses pérégrinations en interviewant Pierre Arditi et Jean-Pierre Léaud. S’ensuit le désir et la possibilité de « sacrifier » au luxe d’écrire : Extrance…

Lire la suite Lire la suite

Oscar Muñoz, Protographies

Oscar Muñoz, Protographies

Les effacements phosphorescents d’Oscar Muñoz « Jamais assez les images » lançait Beckett. Munoz l’a en quelque sorte écouté. Il fonce dans la chair et les envoûtements de ce que Bellmer nomma des « manœuvres » et qu’il reprend à sa main afin d’en proposer d’autres bords de l’être, d’autres « viandes » voire d’autres morceaux de conscience. Surgit la science-fiction d’un avant-monde refoulé par le poids des forces séculaires du réalisme de l’image. Le Colombien débarrasse des créances qu’on croit leur devoir. Post…

Lire la suite Lire la suite

Colette Peignot, Les cris de Laure

Colette Peignot, Les cris de Laure

La recluse de l’amour Privée des lumières espérées de l’amour terrestre, Laure (Colette Peignot) tenta de voir dans le noir. Et ce, en une fidélité aux premiers mots son Histoire d’une petite fille : « Des yeux d’enfants percent la nuit ». Mais l’auteure en dépit de sa lutte contre elle-même n’habitait pas la vie mais la mort. Elle fut contrainte de voir plus la nuit dans le jour que l’inverse. Il est vrai que ses exigences étaient aussi paroxysmiques en son…

Lire la suite Lire la suite