Ares, scènes, lupins

Ares, scènes, lupins

Adieu chagrins, bonjour l’amour aux trousses des mutines ! Et profitons de leurs thrènes pour conjurer la cérémonie, non de nos mariages, mais de nos rites funéraires (chacun la sienne après tout). Caressons de nostalgie des filles qui, tels des berlingots, fondent encore en mélancolie.

Elles ne seront jamais taries car il est toujours beau dans le temps passé où poussaient, près de la mer, les prés salés et les baisers carnavalesques de nos Salomé. Grevées de mes méfiances, elles ne me faisaient jamais la gueule. Si besoin, nous avions plutôt tendance à en sourire. Ce sont ces sourires qu’aujourd’hui je retiens et qui caressaient les lupins.

Photo : Mary Ellen Mark

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