Les Morts ne racontent pas d’histoires  (Hugo Anguenot) 

Les Morts ne racontent pas d’histoires  (Hugo Anguenot) 


© Thibaud Dechance

Nous sommes sur le galion de Benjamin Hornigold, corsaire ayant rompu avec la couronne pour se faire pirate à son propre compte au début du XVIIIe siècle. Il s’agit de restituer le rêve d’une auto-gestion des navires, lieu de liberté malgré l’organisation hiérarchisée, en dépit des risques, qui ne sont pas occultés. A chaque opération, on rend compte de l’ampleur de la prise, des personnes mortes et des marins blessés. On présente la piraterie comme une utopie démocratique, qui trouve à s’installer sur une île (historiquement, New Providence, dans les Bahamas). Des dissensions apparaissent au sein de la bande ; l’un des chefs d’opposition est de savoir s’il convient d’attaquer les Anglais. Hornigold est mis en minorité, au profit de Samuel Bellamy. 

Le spectacle, toujours généreux, procède d’une mise en scène nourrie, agrémentée de force combats ; paradoxalement, il ne trouve pas toujours son rythme. Les changements de registre – des proférations de la déesse océan aux célébrations des saisies de butin ou des captures de prisonniers, sans oublier des scènes intimistes – sont légion.
Heureusement, le spectacle est scandé et entrecoupé de musiques qui dynamisent la représentation. C’est même au moment où elle se fait foutraque, comme si elle dérapait vers le public autour de l’entracte, qu’elle prend son sens hirsute et provocateur, tandis que les questionnements politiques de l’équipage viennent interroger la situation politique contemporaine. 

La troupe se montre enjouée et engagée, emmenée par de belles personnalités qui se partagent la vedette.  Entre gloire et détresse, ce sont des existences chaotiques et malmenées qui sont incarnées et sollicitées pour télescoper nos idéaux dans un joyeux charivari. 

Texte de : Hugo Anguenot 

en étroite collaboration avec les comédien.ne.s

Avec Nicolas Amatulli, Iris Calipel, David Damar-Chrétien, Nicolas Hanoteau, Romane Karr, Hippolyte Sève, Vasudha Varghese, Solal Viala. 

Compositeurs Paul Constant, David Damar-Chrétien ; scénographie Hugo Anguenot, Guillaume Donnat ; costumes Nicolas Amatulli, Hugo Anguenot, Marie Ampe, Guillaume Donnat ; création lumière Kitty ; création son Paul Constant, David Damar-Chrétien ; administration, production, diffusion Laura Raffard. 

A L’Assemblée, Fabrique artistique 17 bis rue St-Eusèbe, Lyon 3 

contact@lassemblee-artistique.fr  04 28 29 50 02, du 23 au 25 avril 2026, 

Au théâtre Traversière, 15 bis, rue Traversière, 75012 Paris  

01 43 46 65 41 https://theatre-traversiere.fr/ , les samedi 16 mai et dimanche 17 mai. 

Co-productions et soutiens : Production – Le cri des Ogres. Coproductions – La Cour des Trois Coquins – Scène vivante, La Ville de Châtel-Guyon, La Saillante – Association Sans aveu. 
Avec le soutien de la Ville de Clermont-Ferrand et la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes. 
Remerciements à La Cour des Trois Coquins, La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale et La Saillante pour leurs chaleureux accueils en résidence. 

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