Sopro (Tiago Rodrigues)
Souffler, c’est jouer : murmurer à l’oreille des vivants Le plateau est recouvert de parquet entre les lames duquel poussent quelques herbes, un arbuste – comme lorsque dans un bâtiment délaissé, la nature réinvestit les lieux. Un divan rouge trône sur la gauche de la scène. Le vent qu’on entend souffler meut les tentures qui entourent le décor. Une souffleuse, qui tient ce qu’on comprend rapidement être le texte de la pièce, attend sans impatience ni indolence. Lorsqu’entrent les comédiens,…