Évaporées…
Elle s’appelait Marilyne, une voisine potelée dans un village picard, au milieu d’une grande forêt. J’avais seize ans, j’affichais crânement des jeans masculins et des cheveux bouclés que j’hirsutais tant que possible. En été, Marilyne, au contraire, était le parangon de la féminité : robes très courtes en nylon fleuri, chaussures à talons compensés, cuisses laiteuses, ragotages permanents, les gens la détestaient, la regardaient de travers. Elle avait un amoureux maigre et tout aussi demeuré qu’on la jugeait, elle. Un…