Camillo Sbarbaro, Le Paradis des lichens
Du peu, du tout Camillo Sbarbaro cultive une affection marquée pour ce qu’on ignore, ne voit pas, bref pour le plus humble, le plus caché. Sa prose fragmentaire l’épouse et le lichen en est l’exemple parfait. S’accrochant partout, multiforme il fait son espérance des substances les plus diverses et s’enrichit d’une gamme de couleurs du blanc au noir. Pour un tel poète, le lichen est un univers en soi et la plante de la « mémoire du monde ». Et…