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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Les mains sur la tai(t)e

Les mains sur la tai(t)e

Ma couette garde ton corps (sans savoir s’il reviendra) et chaque plis reste une question que je n’ose poser. J’y ai glissé souvent. Pour ne pas dormir mais pour partager notre chaleur. Aujourd’hui, je relis nos tremblements et éclats de plaisir. Bref, ma couette ne ment jamais : elle chuchote encore, même lavée et pliée dans l’armoire. Je la ressors parfois, la tends au vent non pour qu’elle sèche mais se souvienne parce que ton souvenir jamais ne se lessive….

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Asphalte Jungle

Asphalte Jungle

(Trou écrire) Il y a des trous au corps. Bref, nous sommes troués. Nous essayons de le remplir, mais tout fuit en tonneau des Danaïdes. Rien ne tient – ou pas beaucoup. Mais il y a aussi des trous dans le sol, des effondrements et autant de lézardes. Des plafonds craquèlent, des murs s’ouvrent et surtout des nids-de-poule se forment lorsque l’eau s’infiltre dans les fissures des routes et des rues. En gelant, l’eau se dilate, fragilise l’asphalte et entraîne sa dégradation….

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Mise en tropes

Mise en tropes

Notre « connais-toi toi-même » bute toujours sur notre perception. Nous ne pouvons qu’observer notre discordance en échouant à appréhender notre identité. Nous ne nous atteignons pas quoique touchés de donquichottisme, de bovarysme voire d’un moi sans affects. En prétendant à notre sagesse, nous nous exposons au ridicule par notre narcissisme. D’autant que notre moi « de préfecture » obtenu par la carte d’identité ne suffit pas. Nous restons une abstraction de passage. Des opérations de notre imaginaire, nous tirons…

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L’or en où tant

L’or en où tant

Ce n’est pas sans réticences : je ressasse à l’infini les mêmes questions, leur routine et la lassitude qui les accompagne. L’âge ne pousse qu’à faire polir leur vernis. Je pourrais faire autre chose mais c’est sans trop y croire. Mes interrogations me mettent dans une jubilation non exempte de perplexité et d’inquiétude. Mais elles me séduisent plus qu’elles ne me déconcertent face à ma vision d’un monde mélancolique et surtout à l’envie joyeuse d’y vivre avec sensualité et passion…

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Au poil

Au poil

(nez en) La sagesse est d’abord entre la brosse à dents du matin et la soupe aux poireaux chez le moustachu dit fou. Que demander de mieux ? Avant Nietzsche, la philosophie n’avait pas fait grand cas du nez. Cet appendice est pourtant merveilleux. Mais celui-ci n’est pas le seul et qu’importe leurs proportions. Sans parler des hommes qui ne savent rien des femmes, car ils ne s’intéressent pas même à ce qu’ils sont. jean-paul gavard-perret Post Views: 52