La pianiste
Dans un fond de lascivité pure cousue par sa musique, elle ne cherchait qu’à être elle-même. Un aria montait, englobait, débarrassait sa carcasse de la moindre graisse superflue et ne quittait jamais l’immanence de la vie comme marque du triomphe définitif sur le néant. Sur son clave-seins elle donnait une forme à ce concept qui engendra la vérité intouchable. Pour jouer, elle n’aimait pas porter un soutien-gorge : c’était pour elle un emballage de gâteaux qui finissait par traîner sur…