Les mains sur la tai(t)e
Ma couette garde ton corps (sans savoir s’il reviendra) et chaque plis reste une question que je n’ose poser. J’y ai glissé souvent. Pour ne pas dormir mais pour partager notre chaleur. Aujourd’hui, je relis nos tremblements et éclats de plaisir.
Bref, ma couette ne ment jamais : elle chuchote encore, même lavée et pliée dans l’armoire. Je la ressors parfois, la tends au vent non pour qu’elle sèche mais se souvienne parce que ton souvenir jamais ne se lessive.
jean-paul gavard-perret
Photo : Jan Gulffos & Andre Carrara