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Tag: Cinéma

Paul Verhoeven, Benedetta

Paul Verhoeven, Benedetta

Ridicule Le réalisateur Paul Verhoeven nous a habitués à souffler le chaud et le froid. Ce spécialiste de montagnes russes continue ici mais accouche d’une souris (grise) aussi sainte que lesbienne dans l’Italie du XVIème siècle. Quoique en costumes, le film pourrait presque être d’actualité puisqu’il traite d’une pandémie. Mais il reste avant tout d’un kitschissime pompeux et achevé. Views: 149

Julia Ducournau, Titane

Julia Ducournau, Titane

Sous le  glaive dominateur de l’amour Aprés Grave, Julia Ducournau réussit à décrocher dès son deuxième long métrage une palme d’or méritée. Quoique imparfait, ce film de combat de la chair contre elle-même rend la violence moins spectaculaire qu’on ne le dit. Certes, elle est présence dans la recherche et la transformation du corps féminin. La volonté d’absence de douceur ne pâtit tout compte fait que d’un seul raté : une fin qui n’est pas à la hauteur du propos. Views:…

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Alexandre Astier, Kaamelott – premier volet

Alexandre Astier, Kaamelott – premier volet

Le seigneur des ânes hauts Au cinéma comme à la télévision, Alexandre Astier renouvelle l’ « héroic fantasy » là où le rire devient toujours la politesse du désespoir. Qu’est-ce en effet que Kaamelott sinon une manière de montrer par l’image comment ça marche (mal) à l’intérieur des êtres ? Tous sont des perdants plus ou moins magnifiques et c’est ce qui crée la fascination d’une oeuvre forcément shakespearienne dans le mélange des lieux, des classes sociales et des propos. Views: 160

Mia Hansen-Love, Bergman island

Mia Hansen-Love, Bergman island

Exercice d’auto-complaisance Pour son film sur l’acte créateur, après divers voyages cinématographiques (Tout est pardonné, Maya),  Mia Hansen-Love emmène vers l’île bergmanienne de Farö où un couple de cinéastes s’installe pour écrire, le temps d’un été. A mesure que leurs scénarios respectifs avancent, et au contact des paysages sauvages de l’île, la frontière entre fiction et réalité se brouille et les contrastes entre le et la cinéaste s’accentuent. L’émancipation de la seconde devient patente sans être épatante. Views: 122

Linda Tuloup, Feu

Linda Tuloup, Feu

Re-père Il y a l’image fixe – mais qui bouge. Lentement. Il y a les mots épars disjoints. Pas n’importe lesquels. Ni de n’importe qui. Les mots lancinants sur des plans généraux. Vague. Ecume. L’image. Brûlante. D’où le feu et les déplacements. Entre la nuit et le jour qui se superposent. La route (un peu). L’amour – peut-être le plus fort. Le vent, le vent, le vent. Views: 112