Robe espiègle
(mais là quand ?)
Ecrire ne s’arrête jamais et des femmes (rêvées) y montent. » C’est là que j’ai vécu et j’y reste encore « , leur dis-je. J’espère mettre leur corps et cœur en vrille sans m’en remettre au réalisme mais à leurs songes. En orpailleur, quoique de seconde main, je compense manque, regret et fautes qu’elles n’ont jamais commises.
Soit il y a de l’action, soit il ne se passe rien. Mais J’imagine que leurs cuisses se serrent lorsque la mise en abyme par mon écriture devient une caméra sur un pied. Pour ma voix narrative, j’use parfois des retours à la ligne et de la métaphore qui dépareillent les choses à suggérer. Il m’importe d’entrer à leur insu et de plain-pied pour que le mâle soit fait.
Je cherche une conversion et, soliloque aidant, une conversation. En évoquant leur attente comme une caméra surveille la maison de leur être, ma focale devient la lentille. En sacrifice des visions ou vision du sacrifice, toute paronomase mène jusqu’à celle qui éprouverait un étonnement redevenant premier.
jean-paul gavard-perret
Photo : Edward Steickein